La communication ne demande pas seulement d’échanger des informations. Pour bien s’effectuer, elle nécessite une base de confiance et de compréhension suffisante entre les individus. Cette reconnaissance mutuelle demande à chaque personne d’être capable de rejoindre minimalement l’autre sur le terrain de ses valeurs, de ses connaissances et de ses expériences. Communiquer implique donc un effort commun à travers les différences et les intentions de chacun.
Or, avec l’arrivée de plus en plus massive des générations X et Y sur le marché du travail qui apportent avec elles leurs propres valeurs, les relations et la communication avec les plus vieux risque d’en souffrir ! Comment faire face à cette incontournable réalité et harmoniser les différences de développement personnel, de valeurs, de compétences, etc. sans multiplier les conflits et les malentendus ? Éviter les conflits entre les générations Nous avons une tendance naturelle à nous concentrer sur ce qui nous différencie des autres plutôt qu’à voir ce qui nous rassemble. La première étape pour éviter les conflits consiste à identifier les nombreuses ressemblances entre les générations. Par exemple, les jeunes tout comme leurs aînés désirent réussir leur carrière et veulent apporter une contribution significative à la société. Ils désirent aussi fonder une famille et s’enrichir personnellement à travers leurs apprentissages. Les différences qui créent le fossé entre les générations est souvent davantage une vue de l’esprit qu’une réalité ! Bien sûr, il existe aussi des différences réelles. Par exemple, les jeunes accordent plus d’importance à leur santé et à leur équilibre personnel. Ils ne veulent pas sacrifier leur vie sur l’autel de la productivité comme les baby-boomers ont été plus enclins à faire. Les jeunes sont également moins soumis à l’autorité et revendiquent plus d’autonomie… Des solutions du côté des entreprises L’erreur que font trop d’organisations face à ce problème est simplement de le nier… Cette attitude, loin de permettre aux difficultés de se résorber d’elles-mêmes, contribue davantage à les intensifier. Comme dit l’adage, il ne faut pas gaspiller une bonne crise ! Ainsi, il vaut mieux considérer ce défi comme une chance unique de permettre aux employés plus âgés de transmettre la richesse de leur expérience et de leurs compétences avant qu’ils ne partent pour de bon. Mieux les jeunes connaîtront l’entreprise, ses valeurs, sa vision et les services qu’elle offre, et plus ils s’y identifieront et s’investiront personnellement. Et c’est exactement ce sain phénomène qui se produit lorsque les aînés transmettent leur bagage aux plus jeunes. Les bonnes attitudes à adopter Les membres des générations X et Y, dans leur besoin d’autonomie, apprécient beaucoup la rétroaction. Ils aiment lorsqu’on les consulte : ils sentent ainsi qu’il peuvent contribuer davantage. Pour les intégrer plus harmonieusement, il faut souligner leurs forces et leur communiquer de manière constructive ce qu’ils auraient intérêt à améliorer. Mais surtout, que les employés soient jeunes ou moins jeunes, voici un ensemble d’attitudes qui favorisent la rencontre harmonieuse entre les générations : · Éviter de blâmer et de critiquer le contexte. Il vaut mieux aborder sérieusement les défis et encourager les autres. · Voir le travail comme un lieu où l’on peut grandir et échanger et non pas comme une prison. · Faire confiance aux autres même si leurs méthodes et leurs manières de voir les choses sont différentes. Il faut penser au résultat et lâcher-prise sur le reste ! · Peut importe qui l’on est, il est toujours préférable de traiter les autres d’égal à égal, et non en « enfants » ou en « vieillards », car l’âge n’est pas un handicap, il est une composante essentielle de la vie et du travail. · Favoriser le changement et rester ouvert, flexible et créatif ! Pour en savoir davantage au sujet de l'auteur de cet article, visitez sa fiche inscrite au répertoire RessourcesPRO en cliquant ici |