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Guy-Michel Lanthier, ing., conférencier et consultant en leadership Il y a un an, la frénésie était à son apogée. Il y a un an, plusieurs croyaient en un monde meilleur. Il y a un an, l’espoir était omniprésent dans l’esprit des gens. Il y a un an, les attentes des uns comme des autres semblaient sur le point de devenir réalité. Il y a un an, on imaginait que l’impossible était possible. Il y a un an, toute l’Amérique et le monde étaient tournés vers Washington D.C. Il y a un an le 20 janvier 2009, Barack Obama prêtait serment pour devenir le 44e président des États-Unis. Il y a un an sur mon blogue, je prenais Barack Obama comme l’exemple à suivre lorsqu’il est question de leadership. J’expliquais alors que le rôle du leader est entre autres, d’inspirer les autres, de donner l’exemple, de communiquer ses valeurs, de montrer le chemin à suivre ainsi que donner les directives. Il y a un an, en regardant Obama, il semblait facile d’exercer du leadership.
Un an plus tard, il faut se rendre à l’évidence, il faut plus que la présence d’un leader pour que le leadership prenne forme. Avec la dégringolade de la cote de popularité d’Obama dans les sondages, avec l’élection cette semaine de Scott Brown du parti Républicain à l’élection partielle du Massachussetts, on comprend que les États-Unis ne sont pas un environnement propice à l’émergence du leadership de Barack Obama. Un an plus tard, on comprend que ce qu’il faut pour que le leadership prenne forme, c’est un environnement qui le valorise. Ce qu’il faudrait aux États-Unis pour que le leadership d’Obama permette la réalisation des projets envisagés, c’est une culture du leadership.* C’est important de prendre conscience que les difficultés actuelles de Barack Obama ne sont pas liées à ses aptitudes et compétences en tant que leader. Il est important d’en prendre conscience surtout si on cherche à développer le leadership au sein d’une organisation. D’autant plus important si on croit qu’il suffit de prendre des cours et des formations de leadership pour développer des leaders. Important d’en prendre conscience, car la vérité saute aux yeux, les problèmes de leadership ne relèvent pas nécessairement du gestionnaire (leader). Les problèmes de leadership ne relèvent pas toujours des compétences ou aptitudes du concerné. Plus souvent, les problèmes de leadership relèvent de son environnement. C’est une évidence, Barack Obama évolue dans un environnement hostile. Plusieurs organisations cherchent à développer le leadership au sein du personnel. La première année à la présidence des États-Unis de Barack Obama doit nous faire réfléchir sur les moyens à prendre. Certes, il est important de former le personnel. Toutefois, il est impératif de comprendre que les réels problèmes de leadership relèvent avant tout des intentions des uns et des autres et non de la formation. Les réels problèmes de leadership dans les organisations relèvent souvent de l’intention des uns à ravir le pouvoir aux autres. Et malheureusement, l’Humain, oui l’Humain avec un grand H si vous me le permettez, est souvent prêt aux plus basses bassesses pour parvenir à ses fins. En ce sens, les lobbys américains ont attaqué l’intégrité de Barack Obama de toutes les façons possibles. Tout simplement déplorable. Il y a un an, Barack Obama nous démontrait que pour avoir du leadership, il faut être en mesure de répondre aux aspirations des gens. Un an plus tard, il nous démontre que pour avoir du leadership, il faut également être entouré de gens qui nous respectent. Un an plus tard, on comprend que pour avoir du leadership il faut être en présence de gens dont le désir n’est pas seulement de prendre le pouvoir coûte que coûte. Un an après l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche, la leçon est d’une évidence : peu importe les aptitudes du leader, il ne peut y avoir de leadership sans la présence d’une culture qui favorise et contribue à son émergence. La prochaine fois que vous chercherez à développer le leadership au sein de votre unité d’affaire, avant de faire quoique ce soit, commencez par regarder quelles sont les valeurs et les ambitions de vos collaborateurs. Prenez le temps de bien regarder, car c’est à même les valeurs et les ambitions des uns et des autres que prend forme la culture du leadership. Et ça, on ne peut le nier car la preuve est faite, tout juste un an plus tard. * Pour plus d’information sur la culture du leadership, veuillez consulter Le Meneur! Le mensuel du leadership. Pour en savoir davantage au sujet de l'auteur de cet article, visitez sa fiche inscrite au répertoire RessourcesPRO en cliquant ici |