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Un de mes amis chef d’entreprise avec qui je devisais me tenait les propos suivants : « Moi quand les affaires vont bien, je ne communique pas, je n’en ai pas le temps. Quand les affaires vont mal je ne communique pas non plus, je n’en ai pas les moyens » En clair, ce n’est jamais le bon moment. Nous n’insisterons pas sur la réactivité dans le traitement des Emails de consommateurs reçus et leur utilisation dans des opérations de fidélisation ou de conquête, nous y reviendrons dans un prochain article.
Mais le « c’est pas le bon moment » c’est exactement sous une forme ou une autre ce que les professionnels qui assurent la promotion et la communication des entreprises entendent au quotidien. En ces temps de crise économico financière où les « grands comptes » réduisent la voilure et les PME/TPE suppriment les budgets, il n’est pourtant, de pire réflexe, que de suspendre le dialogue commercial avec les consommateurs. Il est clair que l’on ne bâtit pas le même budget pour une multinationale que pour une entreprise de moins de 10 personnes mais si les budgets diffèrent, il ne faut pas oublier que le Web a abolit la notion de taille en permettant à toutes les entreprises de mettre en valeur ses produits, services et valeurs. En ce qui concerne les PME/TPE qui rappelons-le représentent 97% des entreprises françaises soit on n’a pas encore fait le saut vers les internautes consommateurs soit les moyens déployés l’ont été à minima. Or, lorsque les affaires deviennent difficiles, le consommateur devient de plus en plus sélectif et peut faire des choix qui pourraient paraître aux antipodes de la logique. Je dirais aux PME/TPE qui disposent d’un ou plusieurs sites Web présentant leurs offres que la situation économique est propice à la mise en place d’une vraie communication et d’un marketing « agressif » sur le Web. Dans la très grande majorité des cas, un audit des moyens mis en place s’impose. Cet audit peut être réalisé par l’entreprise elle-même et peut être accompagné par un professionnel de la communication et du marketing du Web. Sur quels points doit porter l’audit ? 1 – Votre site est-il vraiment un « double virtuel »de votre entreprise ? Beaucoup trop de sites ne ressemblent pas à l’entreprise qu’ils sont censés représenter. La cause ? Les chefs d’entreprise ont souvent fait confiance à des graphistes talentueux mais peu au fait de leur activité. Cela se traduit trop souvent par des sites trop « luxueux » ou trop décalés. Prenez le temps de comparer vos documents commerciaux traditionnels et votre discours à l’apparence de votre site et essayez de définir ce à quoi il devrait ressembler. Allez visiter les sites de vos principaux concurrents afin de voir comment ceux-ci mettent en valeur leurs produits ou service. Terminez par une réunion de votre équipe qui vous donnera leur ressenti. Si quelques clients acceptent de jouer le jeu, interrogez-les également. Vous risquez à l’issue de cette première étape de grosses surprises. 2 – Etes-vous certain que le travail d’indexation et de positionnement de votre site est correct ? Pour la quasi-totalité des sites Web d’entreprises, la prestation de référencement a été effectuée au lancement du site (lorsqu’elle a été faite) Demandez un audit à un professionnel qui va vous indiquer les moyens de vous positionner de meilleure façon auprès des internautes. Ne vous contentez pas comme beaucoup d’entrepreneurs de montrer qu’en tapant le nom de votre entreprise dans GOOGLE on vous trouve à tous les coups. Vous lancez régulièrement de nouveaux produits ou services ? Les liens commerciaux, même si leur montant a beaucoup augmenté permettent de mettre en avant de façon ponctuelle vos nouveautés. Un rappel : Les liens commerciaux se prêtent particulièrement bien à des lancements ou des opérations évènementiels. Dans ces cas le budget sera moindre puisque l’opération sera limitée dans le temps. Les montants des enchères de GOOGLE ADWORDS vous affolent ? Essayez ceux de YAHOO Search Marketing. Même si YAHOO ne représente que le deuxième trafic en termes de recherche, les internautes qui y ont leurs habitudes représentent tout de même quelques millions d’internautes en France. Utilisez de nouvelles régies. Facebook qui confirme chaque jour son succès propose des possibilités de publicités ciblées basées sur un paiement au Clic (CPC) identique à celui de GOOGLE et de YAHOO. Vous serez étonné si vous ouvrez un compte individuel chez Facebook (si ce n’est déjà fait) de constater le peu d’offreurs par rapport au nombre incroyable de potentiels consommateurs de vos produits ou services. 3 – Utilisez mieux les réseaux sociaux Pour en revenir à Facebook, créez une page entreprise qui vous permettra de dialoguer avec les internautes. Si votre page est astucieuse, vous amènerez les « facebookiens » à devenir « fan » de votre marque. Une excellente façon de vous faire connaître à moindre prix et de communiquer vers des consommateurs volontaires pour recevoir des informations sur votre originalité et vos savoir-faire. 4 – Dialoguez avec les consommateurs internautes Votre site est plutôt du type institutionnel et vous craigniez la surcharge en ajoutant des rubriques ? N’hésitez pas, faites créer des mini sites de quelques pages qui vont vous permettre de proposer des jeux concours, des sondages ou questionnaires. Ces sites seront bien entendu indépendants de votre site principal mais vous aurez soin de placer des liens qui permettront aux internautes d’en savoir plus sur vous. Attention : Ne faites pas l’erreur expliquée au point 2 et demandez à un professionnel du référencement de plancher avec vous avant tout développement des pages des nouveaux sites. Vous affichez régulièrement des informations sur votre site ou sur votre blog d’entreprise. Avez-vous pensé à créer un Widget RSS ? Cette petite application permettra à vos plus fidèles d’installer le détail des informations publiées. Buzz garanti en cas de succès. Ce texte a été posté par Jean Claude Benard sur le site http://www.moteurzine.com |